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POSITIF 569-570
JUILLET-AOÛT 2008

Sommaires anciens n°
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DOSSIER
Michelangelo Antonioni
:: SOMMAIRE DU DOSSIER :::
L’œuvre de Michelangelo Antonioni, comme celle d’Ingmar Bergman, disparu le même jour de l’été 2007 et auquel nous avions consacré un numéro spécial en 2003, est liée à l’histoire de cette revue depuis cinq décennies. Il nous est apparu, dès les années 50, comme un des phares de la modernité, et, de la première recension si perspicace par Louis Seguin de Femmes entre elles (n° 27, février 1958), adaptation du Tra donne sole de Cesare Pavese, écrivain cher aux rédacteurs de Positif, jusqu’à l’article de Lorenzo Codelli sur l’exposition de ses peintures peu avant sa mort (n° 556, juin 2007), un lien privilégié s’est noué avec lui. Le dossier sur son œuvre dans notre numéro 30 (juillet 1959) fut le premier publié au monde, y compris dans son propre pays où la critique italienne à prédominance marxiste le tenait en suspicion parce qu’il ne répondait pas aux canons du néoréalisme. Antonioni, pourtant en retrait et avare de paroles, nous y confiait un texte et répondait à nos questions, comme il le fit plus tard en d’autres occasions.
Cet ensemble se veut donc un hommage qui s’ouvre avec, à la fois, la traduction du plus long entretien qu’il ait accordé (à Charles Thomas Samuels) et son compte rendu inédit en français de la Mostra de Venise en 1940, dont nous n’avons pas jugé bon d’exclure (tels ses compilateurs italiens) l’éloge du Juif Süss de Veit Harlan, parangon du film antisémite, car il témoigne de ce que les artistes les plus sensibles (Rossellini à la même époque en est un exemple plus frappant encore avec ses trois films au service du régime fasciste) peuvent ne pas échapper à la peste qui, à un moment de l’Histoire, se répand dans leur pays.
Des études de films spécifiques, en particulier ceux de la période moins connue qui précède L’avventura, et des essais thématiques et stylistiques sur les grands opus de la maturité voudraient renouveler l’approche d’une œuvre dont la complexité, l’ambiguïté et les recherches formelles n’ont cessé de susciter les commentaires. Antonioni, ne l’oublions pas, appartient à une époque bénie (le tournant des années 60) où le cinéma pouvait encore, avec L’avventura, Hiroshima mon amour ou À bout de souffle, provoquer le scandale.
Dossier réuni par Michel Ciment
Iconographie rassemblée par Christian Viviani
Antonioni critique de cinéma
Jean A. Gili
La Mostra de Venise de 1940
vue par Antonioni
Entretien avec Michelangelo Antonioni
Charles Thomas Samuels
Antonioni, les premiers courts métrages
Lorenzo Codelli
Bosé et Antonioni
ou le divisme revisité
Christian Viviani
Femmes entre elles
Les connivences impossibles
Antony Fiant
Le Cri
La déroute des regards, l’inutilité des mots
Fabien Baumann
Un frémissement universel
L’avventura, La Nuit, L’Éclipse
Alain Masson
Toute une époque : le temps de L’Éclipse
Michel Chion
L’évanouissement du sujet
Sur le cinéma d’Antonioni
Vincent Amiel
Antonioni et la peinture
Alain Bonfand
Sur les traces d’Icare
Floreal Peleato
Ses nuits sont plus belles que nos jours
Poétique nocturne d’Antonioni
Pascal Binétruy
Le Néant de l’acteur
ou de la difficulté d’aimer Monica Vitti
Fabien Gaffez
Des femmes disparaissent
À propos de quelques héroïnes d’Antonioni
Michel Sineux
La marche des hommes
Yannick Lemarié
Peur de l’espace
Kijû Yoshida
Le Maître arrive en planant
Palme d’or, caviar, Michel-Ange
Miklós Jancsó
Antonioni en DVD
Fabien Baumann et Philippe Rouyer
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ACTUALITÉ
:: Cannes 2008
:: Matteo Garrone
Les films
:: Un millier d’années de bonnes prières
et La Princesse du Nebraska
:: Night and Day
:: Souvenir
:: Valse avec Bachir
Notes sur les films de A à Z
A casa de Alice, Affaire de famille, Biutiful cauntri, Bons Baisers de Bruges, L’Empreinte de l’ange, Ezra, Française, Grace Is Gone, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, JCVD, Lake Tahoe, Loin de Sunset Boulevard, Maradona par Kusturica, Les Murs porteurs, My Name Is Hallam Foe, Nouvelle Donne, La Nouvelle Vie de monsieur Horten, Phénomènes, Le Premier Jour du reste de ta vie, Saturno contro, Les Sept Jours, Sex and the City, Soap, Le soleil se lève aussi, Sonic Mirror, Surveillance, Tabarly, Trop jeunes pour mourir, Une histoire italienne, Versailles, What Just Happened ?, Yvette, bon Dieu !
PRÉSENCES DU CINÉMA
Voix off : Ma dette envers Mizoguchi
Bloc-notes : Mai en cinéma
Chantier de réflexion : Peinture et cinéma
Notes festivalières : Annecy 2008
Notes de lecture :
Hollywood, les connexions françaises ;
Hollywood, les fictions de l’exil ;
Remakes. Les films français à Hollywood
Du bonimenteur à la voix-over
Notre sélection DVD :
Les Innocents de Jack Clayton
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